Web app logistique : checklist colis + Colissimo automatique pour PME e-commerce

PWA mobile-first, checklist colis, étiquette Colissimo automatique et stock scanné : comment je cadre la web app d'un client passé de quelques colis à 30 par jour.

Atelier d'expédition d'une PME e-commerce avec colis, étiquettes Colissimo et smartphone affichant une checklist produits

Un client e-commerce est passé de quelques colis à trente par jour. Son process manuel — impressions, va-et-vient entre étagères et PC, mémoire humaine — tenait à quelques colis mais lâche à trente. Il m'a demandé de lui construire l'outil qui remet du carré là-dedans. Voici comment je cadre la web app.

Le problème concret côté atelier

Trente colis par jour, ça veut dire trente fois : trouver la référence, vérifier la quantité, aller chercher le produit sur l'étagère, revenir au PC, recopier une adresse, générer une étiquette, la coller, mettre à jour le stock, changer le statut de la commande. Chaque geste pris seul est anodin. Empilés, ils créent des erreurs d'envoi, des ruptures de stock invisibles et une charge mentale qui bouffe la journée.

Le client a besoin de trois choses : arrêter de chercher les produits, arrêter de recopier des adresses, arrêter de mettre à jour le stock à la main. C'est sur ces trois axes que je cadre l'outil.

Choix d'architecture : PWA mobile-first

L'opérateur qui prépare des colis n'est pas assis devant un écran. Il est debout, entre les étagères, les mains occupées. Un logiciel de bureau n'a aucune chance d'être adopté. Je pars donc sur une PWA (Progressive Web App) accessible depuis le téléphone, avec écrans épurés, une action à la fois, boutons taillés pour les doigts.

L'admin web existe en complément pour piloter, consulter les stats et gérer les catalogues. Mais tout le flux d'expédition quotidien passe par mobile.

Bloc 1 — La checklist colis

L'opérateur ouvre la liste des commandes à expédier et en sélectionne une. Pour chaque produit de la commande, l'app affiche trois infos qui comptent sur le terrain :

  • La référence à prélever
  • La quantité attendue
  • L'emplacement sur l'étagère

C'est l'emplacement qui fait le gros du gain. Fini la recherche à l'aveugle. L'opérateur va directement au bon endroit, coche au fur et à mesure, et la validation de l'envoi n'est possible que si toutes les lignes sont cochées. L'erreur devient techniquement difficile, pas juste "à éviter".

Bloc 2 — Étiquette Colissimo automatique

Une fois la checklist validée, l'app appelle l'API Colissimo, génère l'étiquette avec l'adresse de la commande, et l'envoie à l'imprimante. L'opérateur ne saisit rien, il colle.

Et la validation de l'envoi ne fait pas que sortir une étiquette. En cascade, dans la même action :

  1. L'étiquette Colissimo est imprimée
  2. Les produits prélevés sont déstockés automatiquement
  3. La commande passe en statut "expédiée"
  4. Le back-office du site est synchronisé

Un seul geste, quatre mises à jour. C'est là que se joue le vrai gain de temps.

Bloc 3 — Gestion du stock par QR code

Le second module s'occupe du stock. Chaque produit reçoit un QR code unique, généré depuis l'admin, imprimable en A4 pour être collé sur les emplacements ou les contenants.

Ensuite, tout passe par le scan depuis le téléphone. Scanner un QR ouvre directement les opérations sur ce produit : ajout, retrait, remplacement de stock. Chaque mouvement alimente un historique des flux, ce qui donne côté admin :

  • La valeur totale du stock à un instant T
  • Les mouvements par période (entrées, sorties, ajustements)
  • Les alertes sur les produits en dessous d'un seuil

Le QR supprime la saisie manuelle d'identifiant : on scanne, on agit, on n'invente pas de référence.

Les deux points techniques que je surveille

Deux zones méritent une attention particulière dès le cadrage.

La synchronisation stock ↔ back-office du site. Le stock physique bouge à l'atelier, le stock affiché sur le site doit refléter la réalité en temps quasi-réel. Deux sources de vérité qui s'écartent, c'est le client qui commande un produit indisponible. Je prévois une synchronisation événementielle (webhook + queue de rattrapage) plutôt qu'une bête tâche cron, pour minimiser la fenêtre de désynchro.

L'API Colissimo. Si le service externe répond mal un jour de gros volume, l'atelier ne doit pas s'arrêter. Je prévois un mode dégradé : bufferisation des demandes d'étiquettes + retry auto quand l'API revient, avec alerte visible à l'admin. Les colis restent préparables, la génération d'étiquette rattrape quand le service est de retour.

Où en est le projet

Le besoin est cartographié, l'architecture est arbitrée, les fonctionnalités sont posées, le chiffrage est en cours. Le développement démarre sur validation du devis.

Je reviendrai ici quand l'outil sera en production, avec les vraies mesures : temps de préparation d'un colis avant/après, taux d'erreur d'envoi, écart de stock site vs réel. Pour l'instant, je documente le cadrage, parce que c'est la partie où se joue 80 % de la réussite d'un projet comme celui-là.

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