Claude Code ou Codex CLI : mon verdict après 300 h de code
Sonnet 5 face à GPT-5.3-Codex : le duel des deux agents CLI que je fais tourner en parallèle depuis fin juin.
Depuis fin juin, je bascule chaque jour entre Claude Code et Codex CLI. Deux agents en ligne de commande, deux philosophies, deux factures. J'ai monté un test tenu : mêmes projets, mêmes tickets, mêmes heures. Trois cents heures cumulées, principalement sur un backend Node.js/TypeScript et un front Next.js en refonte, sur mon Mac M3 Max. Voici ce qui ressort — sans complaisance ni fanboyisme.
L'arrivée de Claude Sonnet 5 le 30 juin 2026 et la bascule tarifaire de Codex vers un modèle à crédits le 2 avril ont rebattu les cartes. Ce n'est plus le comparatif de 2025 : les deux outils ont vieilli, mûri, et pris chacun leur direction. Je vais dire lequel je garde en workhorse, lequel je réserve à l'artisanat, et pourquoi la vérité tient dans les tokens.
Deux CLI, deux philosophies
Claude Code et Codex CLI se ressemblent quand on ouvre le terminal : une invite, un agent qui lit le repo, propose des edits, tape des commandes. Sous le capot, deux logiques presque opposées.
Claude Code est fermé, écrit en TypeScript, et tourne à 100 % en local par défaut. Il lit vos fichiers, exécute des commandes dans votre shell, et n'expédie rien vers un container distant. Le raisonnement passe par l'API Anthropic — évidemment — mais l'exécution reste sur votre poste. C'est un choix philosophique : chez Anthropic, le disque du dev ne quitte jamais son laptop.
Codex CLI joue l'inverse. Le projet est open source, réécrit en Rust en juin 2025 (94,9 % Rust aujourd'hui), et défaut sur une exécution en sandbox cloud. Ouvrez un job, il tourne dans un container isolé chez OpenAI, la sortie revient dans votre terminal. On peut forcer le local — le mode --sandbox workspace-write reste dispo — mais le vent souffle vers le cloud. Le repo GitHub cumule 94 000 étoiles et 5 millions d'utilisateurs hebdomadaires selon les chiffres publiés en juin 2026.
Concrètement, ça veut dire deux choses. Un : Codex peut fire-and-forget des tâches longues pendant que vous faites autre chose, Claude Code vous scotche à votre laptop. Deux : le modèle mental n'est pas le même. J'ai mis quinze jours à admettre qu'un agent qui tourne dans le cloud n'est pas un scandale — c'est une capacité en plus, pas une trahison.
Combien coûte chaque agent CLI en France
Le prix est LA question qui revient sur toutes les slack d'équipes dev que je connais. Voilà les chiffres réels que je paie et que j'ai vérifiés poste par poste.
Claude Code tient dans un abonnement Anthropic : Pro à 20 $/mois, Max 5x à 100 $/mois, Max 20x à 200 $/mois. Le Code est inclus dans les trois. Le plafond est un système à double couche : fenêtre glissante de 5 heures + cap hebdomadaire. Sur Pro, on tape le mur au bout de 40 à 80 heures actives par semaine avec Sonnet ; sur Max 20x, on monte à 480 heures Sonnet ou 40 heures Opus. Un dev a rapporté sur Reddit avoir consommé 10 milliards de tokens en huit mois pour environ 800 $ sur Max, contre plus de 15 000 $ à l'API. Économie de 93 %. C'est le vrai argument commercial d'Anthropic.
Codex CLI a changé son fusil d'épaule le 2 avril 2026. Fini les tarifs à la carte ; place au système de crédits indexés sur les tokens. Un crédit vaut à peu près 0,04 $. Une tâche moyenne consomme 5 à 45 crédits selon le modèle appelé — soit 20 centimes à 1,80 $ la tâche. Les plans : Free (limité), Go à 8 $, Plus à 20 $, Pro 5x à 100 $, Pro 20x à 200 $, Business à 25 $/utilisateur. Pour comparer, gpt-5.3-codex à l'API coûte 1,75 $/M input, 0,175 $/M input caché, 14 $/M output selon le rate card publié en juin.
| Plan | Claude Code | Codex CLI |
|---|---|---|
| Entrée gamme | Pro 20 $/mois | Go 8 $ / Plus 20 $ |
| Middle | Max 5x 100 $ | Pro 5x 100 $ |
| Pro power | Max 20x 200 $ | Pro 20x 200 $ |
| Équipe | Team 30 $/user | Business 25 $/user |
| Modèle plafond | Sonnet 5 / Opus 4.8 | GPT-5.3-Codex / GPT-5.5 |
| Structure | Forfait + caps horaires | Crédits token consommés |
Verdict prix : Codex facture au token consommé, Claude Code facture au forfait. Si votre profil est "rafales intenses" (matinée hard, après-midi calme), Claude Code lisse mieux la note. Si votre profil est "petites doses régulières", Codex Plus à 20 $ est presque gratuit. Sur mon usage à moi — 6 à 8 heures/jour de code assisté — Max 5x à 100 $ me sort chaque mois, et Codex m'aurait coûté environ 130 $ en équivalent crédits. Rien de spectaculaire dans un sens ou dans l'autre.
Sur le code, qui écrit mieux
Les benchmarks 2026 sont enfin lisibles. Sonnet 5 marque 77,2 % sur SWE-Bench Verified et 63,2 % sur SWE-Bench Pro, la variante plus dure qui teste la capacité à écrire, exécuter et corriger du code sur plusieurs étapes. GPT-5.3-Codex, moteur par défaut de Codex CLI, plafonne à 85,0 % sur SWE-Bench Verified selon les données publiées en juillet 2026. Opus 4.8 s'en sort à 88,6 %, mais l'usage à ce niveau devient prohibitif hors épreuves.
Le chiffre qui compte pour moi n'est pas dans les tables. Le blind test cité par plusieurs threads Reddit donne à Claude Code 67 % de préférence sur la qualité de code quand on retire les noms. En clair : le code écrit par Sonnet 5 est plus propre, plus expressif, plus proche des conventions du repo. Codex écrit vite, écrit juste, mais laisse des cicatrices — variables mal nommées, comments datés, patterns copiés-collés qui trahissent le training.
Un exemple. Sur une refonte de service d'authentification, j'ai demandé aux deux agents d'ajouter un rate-limiter par IP + token bucket. Codex a livré une implémentation fonctionnelle en 12 secondes, correcte, mais avec un middleware Express dupliqué et une constante "magic number" 60 non commentée. Claude Code a mis 41 secondes, généré une abstraction avec configuration typée, référencé un fichier lib/rate-limit-config.ts qui n'existait pas encore et l'a créé. Deux niveaux de soin différents.
Autre exemple, à charge cette fois pour Claude Code. Un simple rename this function everywhere sur 24 fichiers : Codex l'a fait en 6 secondes proprement, Claude Code a produit un plan de 4 étapes puis demandé confirmation avant chaque batch, total 90 secondes. Sur une opération triviale, l'excès de zèle finit par coûter.
Terminal, vitesse, tokens : le duel invisible
Là où Codex écrase, c'est sur le débit. Il attaque en moins de deux secondes, la sortie déroule vite. Claude Code prend son temps : 5 à 15 secondes avant la première ligne, parfois plus quand il déclenche du reasoning caché. Sur les tâches courtes — rename, refacto local, patch de bug — Codex me rend un résultat en 8 à 15 secondes contre 25 à 60 pour Claude Code.
Mais un autre chiffre change tout. Codex consomme 4 fois moins de tokens pour une même tâche. C'est ce qui explique que sa facture au token soit tolérable. Claude Code, plus verbeux dans son planning interne, brûle davantage. Sur les plans forfaitaires, ça se voit sur les caps. Sur l'API, ça se voit sur la note.
J'ai gardé le log de trois journées type. Codex : 84 tâches complétées, 12 000 tokens consommés en moyenne par tâche. Claude Code : 51 tâches, 47 000 tokens en moyenne. Pour un même volume de travail livré, Claude Code coûte 3,9 fois plus cher en tokens bruts. Ce ratio est stable sur mes mesures. Anthropic mise sur le prompt caching (jusqu'à 90 % d'économie) et le batch processing (50 %) pour recoller — encore faut-il structurer ses prompts pour en profiter.
Sécurité et sandbox : où tourne votre code
Le modèle sécurité est le vrai départ philosophique. Claude Code n'a pas de sandbox — le mot lui-même est quasi absent de la doc. Vous donnez à l'agent l'accès à votre shell local, il exécute. Point. Anthropic pose un système de permissions par défaut (approbation avant chaque commande touchant le filesystem, réseau bloqué sauf whitelist) mais c'est vous qui répondez oui/non, à chaque fois, en direct.
Codex CLI opère avec trois modes de sandbox : read-only pour la revue, workspace-write pour l'édition contrôlée, et full-access pour le mode sans filet. En cloud, chaque tâche tourne dans un container éphémère isolé. Le disque du dev n'est jamais touché tant que vous n'acceptez pas explicitement le PR revenu au bout du fil.
Ce n'est pas anodin pour les équipes régulées. Une PME dans le legal ou la santé va préférer Codex en cloud + read-only pour l'audit — le code source ne tourne pas dans un environnement partagé, il est copié dans un container éphémère puis détruit. Un dev qui travaille sur du code sensible (backend paiement, RH avec données personnelles) va préférer Claude Code en local pour ne rien exfiltrer vers un container tiers. Les deux logiques se défendent, et la sortie de Sonnet 5 positionné explicitement comme agent le moins cher ne change pas cet arbitrage fondamental.
Extensibilité : MCP, skills, subagents contre sandbox modes
Claude Code a mis un an à construire un stack d'extensions cohérent. Aujourd'hui, on compte cinq primitives : CLAUDE.md pour le contexte persistant, skills pour la connaissance invocable, subagents pour la parallélisation isolée, hooks pour les règles, MCP pour les intégrations externes. Le tout tient dans un dossier .claude/ versionné avec le repo, comme détaillé dans le guide advanced patterns d'Anthropic.
Concrètement, j'ai créé une skill "deploy-preview" qui automatise le push d'une PR sur un environnement Vercel de staging. Un slash /deploy-preview et Claude Code gère les 8 étapes. Une autre skill "audit-rgpd" force la revue de tout changement touchant lib/users/ selon nos règles internes. Trois heures pour construire les deux, gain net de 40 minutes par PR.
Codex CLI a une architecture plus plate. Il lit un fichier AGENTS.md à la racine du repo — l'équivalent de CLAUDE.md — et exploite le concept de "skills" via un écosystème communautaire de 150+ tools maintenus sur GitHub. Pas de subagents natifs, pas de hooks au sens Claude Code. Ce qui compense : l'intégration GitHub est plus poussée, on y revient.
Sur l'orchestration multi-agent, Claude Code prend un avantage net avec Agent Teams : je peux lancer 3 agents en parallèle depuis un terminal, chacun sur un scope différent, tous supervisés par le principal. Codex CLI vise la fire-and-forget de tâches lourdes plutôt que la parallélisation coordonnée. Ce n'est pas la même façon de penser un chantier.
L'intégration GitHub et le workflow PR
Si vous vivez dans GitHub, Codex a un an d'avance. La openai/codex-action se plug dans un pipeline CI/CD en cinq lignes de YAML. On peut activer les revues automatiques de PR sans commande @codex review, et l'agent ne remonte que les issues P0 et P1 pour ne pas noyer la PR de bruit inutile. La doc GitHub officielle est propre.
Le Platform 26.415 sorti le 16 avril 2026 a ajouté un panel dédié : "PR review pane" qui affiche les commentaires GitHub directement dans l'éditeur, "Task sidebar" pour piloter plusieurs tâches en cours, "Artifact viewer" pour inspecter les outputs. On sent la roadmap enterprise. Codex CLI v0.116.0 a ajouté SSO, audit logs et gestion centralisée — tout ce que réclament les DSI.
Claude Code, côté GitHub, se contente de la commande gh standard. Vous demandez à l'agent de créer une PR, il tape gh pr create, ça marche. Pas de CI natif, pas de bot review. Anthropic a préféré miser sur l'IDE (extension VS Code robuste depuis mars) et les intégrations MCP pour Notion, Jira, Linear.
Verdict workflow : Codex est un couteau suisse GitHub, Claude Code un couteau suisse repo local. Si votre équipe a 50 PR/semaine et une CI stricte, Codex épargne des heures. Si vous êtes solo ou petite équipe avec du code sensible en local, Claude Code suffit largement — le bot review n'est pas un besoin absolu.
Ce qui a marché — et ce que j'ai regretté
Deux moments où Claude Code m'a bluffé. Sur un refacto de 12 fichiers pour migrer d'un ORM à un autre (Sequelize → Prisma), il a produit un plan préalable, refusé de commencer avant que je valide, et déroulé les 12 fichiers en gardant la cohérence sur les 3h de session. Rien à retoucher au sortir. Second bluff : une skill custom qui vérifie chaque commit contre nos règles ESLint internes, écrite par Claude Code lui-même en 20 minutes. Elle tourne depuis un mois sans une erreur.
Deux moments où Codex CLI m'a sauvé. Le week-end du 5 juillet, migration d'un ancien projet Vue 2 vers Vue 3 : 87 fichiers, syntaxe options → composition API. Lancé Codex CLI en cloud avec --sandbox workspace-write vendredi soir. Samedi matin, 84 fichiers migrés, tests passants, un PR propre à valider. Trois jours de boulot condensés en une nuit pendant que je dormais. Sur les tâches "gros volume, patterns clairs", Codex est chez lui.
Deux ratés maintenant. Claude Code m'a un jour supprimé un fichier schema.prisma parce que je lui avais dit "clean" dans un moment de flou (ma faute autant que la sienne — mais l'agent n'a pas hésité). J'ai perdu 90 minutes à reconstruire depuis git reflog. Depuis, tous mes hooks bloquent les rm sur *.prisma. Codex, de son côté, m'a livré un jour un patch qui compilait parfaitement mais introduisait un bug subtil dans un test de concurrence — bug non détecté par les tests existants, découvert deux jours plus tard en pré-prod. Le "ça marche" n'est pas "c'est juste".
Claude Code pour quel type de projet
Claude Code brille sur trois profils de projet précis. Un : les refactos profonds où la cohérence compte plus que la vitesse. Migrations d'ORM, changement d'architecture, extraction de modules — bref, tout ce qui demande de tenir un plan sur 30 fichiers sans perdre le fil. Deux : les codebases sensibles où le code ne doit pas sortir du poste. Les backoffices financiers, les projets couverts par un NDA strict, les repos où le simple upload sur un container tiers est problématique côté conformité. Trois : les devs solo ou petites équipes (2 à 5) qui ont le luxe de rester scotchés à leur laptop pendant que l'agent travaille et savent construire des skills métier.
Le talon d'Achille est connu : la vitesse. Comptez 25 à 60 secondes pour la moindre tâche non triviale. Sur 8 heures de code, ça se sent. Et si vous êtes deux devs sur le même compte Max, le plafond des 5 heures glissantes tombe deux fois plus vite. Le passage à Max 20x devient rapidement nécessaire dès qu'on partage un compte, ce qui remonte la note.
Codex CLI pour quel type de projet
Codex CLI colle à trois profils différents. Un : les gros repos avec des tâches lourdes qu'on peut fire-and-forget. Migration de fichiers en masse, génération de tests, refonte cosmétique. On lance, on part au restau, on revient à un PR à revoir. Deux : les équipes qui vivent dans GitHub, avec CI/CD et Actions déjà en place. Codex se plug sans friction, la review automatique fait gagner un temps réel. Trois : les devs qui veulent une note prévisible et faible ; le Plus à 20 $ suffit pour 90 % des cas d'usage individuels.
Le point faible : la qualité de code moyenne. Codex livre correct, rarement soigné. Sur les projets où chaque abstraction est débattue en review, vous allez repasser derrière. Et le défaut cloud fait que l'agent ne "connaît" pas votre poste — pas d'accès direct à vos variables d'environnement locales, pas d'exécution instantanée dans votre stack Docker, il faut monter des recettes.
Le tableau qui tranche
| Critère | Claude Code | Codex CLI |
|---|---|---|
| Modèle par défaut | Sonnet 5 | GPT-5.3-Codex |
| Exécution | 100 % locale | Cloud sandbox par défaut |
| SWE-Bench Verified | 77,2 % | 85,0 % |
| Blind test qualité | 67 % de préférence | 33 % |
| Latence 1re ligne | 5-15 s | < 2 s |
| Tokens/tâche | ~47 000 | ~12 000 |
| Prix entrée | 20 $/mois (Pro) | 8 $ (Go) / 20 $ (Plus) |
| Extensibilité | Skills, subagents, MCP, hooks | AGENTS.md + 150 tools communauté |
| Intégration GitHub | Via gh standard | Action native + PR review pane |
| Open source | Non | Oui (Apache 2.0, Rust) |
| GitHub stars | N/A (fermé) | 94 000+ |
| Cas d'usage idéal | Refactos soignés, code sensible | Volume, workflows GitHub, PR review |
Notre verdict après 300 heures côte à côte
Je ne peux pas trancher pour vous. Je peux trancher pour moi. Depuis quinze jours, j'utilise les deux, avec un partage clair :
- Claude Code sur Max 5x pour tout ce qui touche à ma production directe. Code métier, refactos importants, code review de mes propres PR avant merge. Le soin de Sonnet 5 vaut les 100 $/mois.
- Codex CLI sur Plus pour la plomberie : migrations en volume, génération de tests unitaires, PR review sur les repos publics où le workflow GitHub est bien huilé. 20 $/mois, ça ne se discute pas.
Le consensus Reddit que je lis chaque matin dit à peu près la même chose : "Codex comme workhorse d'exécution, Claude Code pour le high-value". Après 300 heures, je souscris à cette formulation.
Si vous devez choisir un seul, pensez à votre workflow réel plutôt qu'à la préférence. Vous vivez dans GitHub avec 50 PR/semaine : Codex. Vous refactorez seul un vieux monolithe avec des règles maison strictes : Claude Code. Vous mélangez : achetez les deux, le total tient sous 120 $/mois et l'un compense les faiblesses de l'autre.
Une dernière chose. Ces deux outils sont en course. Anthropic a annoncé Claude Fable 5 (retiré du marché grand public depuis, on le sait) et prépare la suite. OpenAI empile les versions de gpt-5.x-codex. Le comparatif de novembre 2026 ne sera pas celui de juillet. La bonne stratégie n'est pas de miser sur un cheval : c'est de rester agile et de basculer quand un outil décroche. Nous avions déjà comparé OpenCode et Claude Code il y a trois semaines ; les positions bougent vite dans ce secteur.
Les questions qu'on continue de se poser
Deux zones grises restent ouvertes pour moi. Un : quel est le vrai comportement d'un agent qui écrit du code qu'il n'a pas exécuté ? Codex compile, teste, valide en sandbox. Claude Code aussi, mais moins systématiquement. Sur les tâches complexes où le "ça marche" fait la différence, Codex a un léger avantage structurel qui compense sa qualité de code inférieure — l'un rattrape l'autre.
Deux : l'écart de qualité durera-t-il ? La communauté Reddit r/ClaudeCode compte 4 200 contributeurs hebdomadaires actifs, contre 1 200 sur r/Codex. La force du réseau autour de Claude Code va nourrir des skills et des workflows que Codex n'aura pas facilement. À l'inverse, l'open source de Codex CLI attire les gros contributeurs — 428 devs au dernier compte — et 840 releases en 14 mois donne à OpenAI une vélocité impressionnante. Le vrai gagnant sera peut-être celui qui absorbe le mieux les patterns de l'autre.
Si vous voulez creuser Claude Code sans engagement, démarrez sur le plan Pro à 20 $/mois pour tester Sonnet 5 en conditions réelles. Trois semaines suffisent à savoir si ça colle à votre workflow. Pareil pour Codex avec le plan Plus.
Le vrai enseignement de ces 300 heures n'est pas "lequel est meilleur". C'est "comment penser un workflow d'agents". Un dev en 2026 ne choisit plus un outil — il compose une stack. Claude Code plus Codex CLI plus un IDE (VS Code, Cursor ou Zed), plus des skills métier, plus une CI qui review. La différence entre deux devs de niveau égal se joue de plus en plus sur l'agencement, pas sur l'outil unique.